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Tomates au Nigeria : un concentré de bonnes pratiques

Production et valeur ajoutée

En se formant aux bonnes pratiques agricoles, les producteurs de tomates au Nigeria améliorent leurs rendements et réduisent leurs pertes après récolte.

© FAO

Production

Des cultivateurs au Nigeria apprennent à produire des tomates de bonne qualité afin de bénéficier de meilleurs des débouchés commerciaux.

Grâce à des conseils sur les pratiques agricoles, à l’accès à des semences et à des engrais de qualité, ainsi qu’à la formation aux bonnes pratiques, des cultivateurs de tomates nigérians augmentent leurs rendements et réduisent leurs pertes post-récolte. Durant la saison, l’abondance de tomates sature les marchés et les agriculteurs n’ont d’autre choix que de laisser pourrir leurs invendus. Mais Tomato Jos, une entreprise sociale à but lucratif, forme les petits exploitants aux bonnes pratiques pour produire des tomates de qualité, utilisées dans leur concentré de tomates.

Bien que le Nigeria produise 65 % de toutes les tomates cultivées en Afrique de l’Ouest, il reste le principal importateur de concentré de tomates. Les tomates étant de piètres qualité, il existe peu d’atelier de transformation. Faute d’acheteurs en vrac régulier poru les producteurs, jusqu’à 1,35 million de tonnes de tomates fraîches sont perdues chaque année.

Pour remédier à ce problème, Tomato Jos, fondée en 2014 par Mira Metha et Shane Kiernan, achète des tomates au moment de la récolte pour les transformer. L’entreprise enseigne à une centaine d’agriculteurs de la ceinture centrale du Nigeria de bonnes pratiques agricoles, comme la préparation du sol avant le semis et l’installation de systèmes d’irrigation goutte-à-goutte. Les cultivateurs formés qui vendent leur production à Tomato Jos gagnent environ cinq fois plus que s’ils vendaient sur les marchés locaux.

L’entreprise a vu le jour à Panda, dans l’État de Nasarawa, et exploite désormais 500 hectares à Kaduna, au nord-est du pays. Faisant face, sur son site, aux mêmes difficultés que les autres exploitants –maladies, conditions météorologiques extrêmes et sécheresses – Tomato Jos est bien comprend bien les problèmes rencontrés par les agriculteurs locaux et leur proposer des solutions pratiques. Grâce aux adaptations qu’elle a réalisées face à ces défis, l’entreprise produit 40 à 50 tonnes de tomates par hectare, soit 10 fois la moyenne nationale. “Aujourd’hui, ils [les agriculteurs] produisent peut-être 7 tonnes par hectare. Nous pensons qu’ils peuvent aller jusque 30 tonnes par hectare s’ils suivent nos recommandations”, affirme Mira Metha.

Tomato Jos emploie plus de 20 personnes à temps plein, toutes passionnées par ce modèle qui contribue à augmenter la productivité des petits exploitants du Nigeria. Des jeunes issus des communautés travaillent aussi pour l’entreprise et aident à irriguer les champs et à épandre l’engrais. Mira Metha a annoncé, en avril 2019, que la production de concentré de tomates avait commencé et que la marque serait officiellement lancée en 2020. Pour l’heure, son concentré est vendu sur le marché local, en seaux de 25 kg à 7 500 nairas (18,5 €) et en fûts de 250 kg destinés aux acheteurs internationaux.

L’entreprise prévoit d’élargir son réseau d’agriculteurs afin de fournir 10 % de la demande nigériane en concentré de tomates, estimée par les autorités nationales à 200 000 tonnes par an.

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