Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) confirme sa fermeture pour la fin 2020.
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Variétés à croissance rapide

Production et valeur ajoutée

Semences

Dix-huit nouvelles variétés de semences développées au Timor Leste prospèrent malgré des conditions locales difficiles. Testées par des producteurs timorais, ces semences de qualité contribuent à de meilleurs rendements et taux de production que les variétés traditionnelles, et réduisent les besoins en importation et les périodes de famine.

En 2002, lors de l’Indépendance du Timor oriental, des années de lutte pour l’autodétermination avaient laissé l’agriculture locale dans une situation difficile. La guerre avait isolé les petits exploitants (plus de 63 % de la population) des progrès et avantages de la recherche agricole. “Le mieux que nous pouvions faire, c’était d’assurer un accès à de nouvelles variétés du monde entier”, explique le Dr Rob Williams, agronome. Quatorze ans plus tard, le projet innovant Seeds of Life mis en œuvre par le Centre australien pour la recherche agricole internationale (ACIAR) a produit 18 nouvelles variétés à haut rendement. Ces semences de manioc, d’arachide, de maïs, de riz, d’igname, de haricot mungo et de haricot rouge ont été expérimentées, testées et reproduites par des agriculteurs timorais, en tenant compte des conditions locales. Pour constituer un stock de céréales de niveau international à des fins expérimentales, les responsables du projet ont lancé un appel à une série de centres du GCRAI. Ils ont ainsi reçu des semences du monde entier et associé quelque 3 000 petits producteurs timorais à la recherche initiale. Celle-ci a permis de recueillir des informations sur les rendements, les capacités de stockage, les goûts, etc. “Nous voulions savoir s’ils pouvaient produire davantage en optant pour d’autres variétés – sans autre changement et sans intrants”, précise R. Williams. En utilisant une nouvelle variété, certains agriculteurs ont vu leurs rendements doubler dans des délais réduits de moitié.

Plus de 4 000 expériences ont été menées dans des exploitations afin de tester la pertinence des nouvelles variétés pour différentes pratiques agricoles, saisons et zones agroécologiques. L’objectif était de mettre en évidence les gains de rendement, l’adaptabilité agronomique et les impacts sociaux, environnementaux et sur les questions de genre. Le ministère timorais de l’Agriculture et de la Pêche (MAF) a rebaptisé les meilleures semences avec un nom timorais et en a fait un lancement officiel. Six tonnes de semences ont été produites à usage communautaire à partir d’une tonne. Cette méthode a été utilisée pour construire le système semencier national des variétés homologuées, l’objectif étant de donner aux petits agriculteurs les moyens de produire des semences et de les distribuer eux-mêmes. Des kits de démarrage semencier, une bâche de semis et des cuves de stockage ont ainsi été distribués. “Il s’agissait généralement de projets familiaux, capables de transformer 5 ou 10 kg de semences en 200 kg de semences”, indique R. Williams. En 2009, une centaine de tonnes de semences avaient été distribuées à 20 000 familles de producteurs.

Le MAF engage actuellement des multiplicateurs en vue de produire 30 tonnes de semences certifiées. Celles-ci sont fournies aux 69 groupes de producteurs semenciers commerciaux présents dans le pays. Les semences sont achetées par le MAF, la FAO et des ONG pour être distribuées aux petits producteurs. Ces derniers peuvent également s’en procurer dans les magasins gérés par leur groupe local de production. En 2014-2015, les producteurs commerciaux avaient produit un stock suffisant pour remplacer 75 % du volume d’importation de semences du pays.

Le programme semencier du Timor oriental a réduit les périodes de famine et a presque doublé la production, se félicite le Dr Eric Huttner, responsable des recherches sur l’amélioration et la gestion des récoltes à l’ACIAR. En outre, il a été démontré que les semences de qualité des nouvelles variétés apportaient des rendements de 15 à 131 % supérieurs aux variétés traditionnelles.

Toutefois, le climat macro-économique est en train de changer et les jeunes agriculteurs quittent les campagnes pour aller travailler à Dili, la capitale. “Si les rendements ont augmenté, certaines cultures ont enregistré un recul, notamment celle du riz. Les coûts de production restent en effet trop élevés, comparés aux importations à bas prix de riz originaire du Vietnam et de Thaïlande”, précise-t-il. Pour en savoir plus : http://bit.ly/28MtCtj

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