Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) confirme sa fermeture pour la fin 2020.
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Madagascar  vise l’autosuffisance en riz en 2020

Production et valeur ajoutée

Sécurité alimentaire

Le pays a doublé sa production en quelques années grâce à l’adoption de nouvelles techniques et de semences améliorées. L’île doit devenir le “grenier de l’océan Indien”.

Les agriculteurs de Madagascar adoptent des variétés améliorées de riz mieux adaptées au réchauffement climatique. Avec l’utilisation, entre autres, d’une variété népalaise appelée “Tsipolatra” ou “Chromrong Dan”, la production de riz du pays est passée de 2,5 tonnes à 4,8 tonnes par hectare entre 2008 et 2014, d’après la Banque mondiale. Entre 2013 et 2017, les importations ont reculé de 400 000 tonnes à 300 000 tonnes. “À ce rythme, le pays espère une autosuffisance en riz (5 millions de tonnes) à l’horizon 2020, en réduisant de 10 à 20 % ses importations annuelles”, d’après l’ancien ministre de l’Agriculture Roland Ravatomanga.

Par ailleurs, un projet d’irrigation et de gestion de l’eau, financé par la Banque mondiale, a fourni à 6 600 agriculteurs des services de drainage et d’irrigation améliorés. De même, 2 500 hectares ont pu être cultivés avec des technologies améliorées. Résultat : le rendement moyen des sites irrigués a plus que doublé, jusqu’à 5,2 tonnes par hectare.

Sur les hauts plateaux de l’île, la culture du riz irrigué a fait passer les rendements de 2,5 tonnes à 4,5 tonnes par hectare au terme d’un projet de cinq ans financé par le gouvernement japonais. Le Projet d’amélioration de la productivité rizicole associe la riziculture intensive avec des fumures organiques (mélange de bouse de bovins, de pailles de riz et de compost) à l'utilisation de petits matériels agricoles (sarcleuse, batteuse) à la portée des petits paysans.

Madagascar fait néanmoins partie des “vingt pays vulnérables” au changement climatique et doit composer avec la plus grande fréquence de cyclones en Afrique. En 2017, après une sécheresse à l’origine de pertes agricoles estimées à 166 millions d’euros, le gouvernement a demandé le soutien de la Banque mondiale pour adapter son irrigation. Première étape : développer de nouveaux standards pour les systèmes d’irrigation, plus résistants aux cyclones, et rendre leur application obligatoire. Douze barrages et canaux d’irrigation ont déjà été réhabilités ou mis à niveau dans six régions.

Emplacement:

Même sans terres, leurs revenus agricoles augmentent

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En Ouganda, des groupes de femmes marginalisées, sans terres, pratiquent une agriculture verticale et le lombricompostage afin d’augmenter les revenus et la sécurité alimentaire dans la capitale.

Au Kenya, une ferme-école en lien avec le marché

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Tomates au Nigeria : un concentré de bonnes pratiques

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Des cultivateurs au Nigeria apprennent à produire des tomates de bonne qualité afin de bénéficier de meilleurs des débouchés commerciaux.

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En Zambie, un meilleur accès aux semences d’arachide améliorées et aux formations à la gestion des cultures stimule la productivité des petits exploitants et renforce leur accès au marché, dans le contexte de la baisse du prix du coton.

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