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Au Kenya, une ferme-école en lien avec le marché

Production et valeur ajoutée

Les stagiaires d’iAgribiz apprennent à former des coopératives et à produire des cultures à forte valeur ajoutée.

© iAgribiz Africa Model Farm

Formation gratuite

Dans l’ouest du pays, un centre de formation local dispense des conseils techniques sur les meilleures pratiques et permet aux petits producteurs de mieux comprendre le fonctionnement du marché.

Au Kenya, plus de 2 000 petits producteurs ont reçu une formation et un accompagnement technique sur la production de cultures à forte valeur ajoutée, la constitution de coopératives et les subtilités de la négociation des prix. Le tout, gratuitement. Les formations sont dispensées par iAgribiz Africa Model Farm, une ferme-école du comté de Nandi, dans l’ouest du pays, créée en 2018 par Rodgers Kirwa, 27 ans, sur les bénéfices de ses propres récoltes. Les formations ont permis aux agriculteurs locaux d’augmenter leurs rendements jusqu’à 100 %.

Trois serres ont été installées sur le demi-hectare d’iAgribiz pour la démonstration et la présentation de différentes pratiques, telles que la production biologique, les cultures intercalaires et la technique d’irrigation goutte-à-goutte. Les petits exploitants peuvent également se familiariser avec les qualités nutritionnelles des cultures horticoles à forte valeur ajoutée, comme le brocoli, le piment et la laitue, et apprendre à diversifier les cultures de base courantes, telles que le maïs et les haricots.

“La plupart des petits exploitants agricoles ne se servent pas des techniques agricoles ou ne fréquentent pas les instituts de recherche agricole afin d’élargir leurs connaissances”, souligne Rodgers Kirwa. Son objectif, avec iAgribiz, était de convaincre les agriculteurs des avantages que présentent des techniques comme les serres et l’irrigation goutte-à-goutte pour les aider à maintenir une production et à générer des revenus tout au long de l’année.

Cette ferme modèle propose aussi des stages de 3 à 4 mois à des étudiants en agriculture locaux et les met en contact avec des programmes de bourses dans des pays comme la Chine et Israël. Les stagiaires et les agriculteurs sont encouragés à visiter les marchés locaux pour identifier les cultures qui seront en demande au moment de la récolte et ainsi éviter les pertes post-récolte. “Les agriculteurs ont très longtemps cultivé leurs terres sans comprendre quels étaient les besoins des marchés, c’est pourquoi les marchés doivent désormais être le point de départ de leurs recherches”, soutient Rodgers Kirwa.

En effectuant un stage iAgribiz en 2018, Pierra Nyaruai a appris que les cultures intercalaires de ses brocolis, choux, poivrons et épinards peuvent améliorer la fertilité des sols et la lutte contre les ravageurs, ainsi qu’augmenter les niveaux de production. Depuis, ses rendements ont augmenté de 20 % et ses revenus de 3 %. “Avant de cultiver quoi que ce soit, je me renseigne sur l’état du marché”, ajoute-t-elle.

Les stagiaires d’iAgribiz apprennent aussi à former des coopératives afin d’accroître leur pouvoir de négociation lors de la vente de leurs produits. Par ailleurs, iAgribiz met les coopératives en relation avec des fournisseurs d’intrants afin qu’elles bénéficient de prix réduits sur les intrants et les conseils agricoles. À l’avenir, Rodgers Kirwa prévoit de créer des fermes modèles partout au Kenya, en plus de celles à Kiambu (province centrale) et d’Eldoret (vallée du Rift).

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