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Au Nigeria, les agriculteurs connaissent bien leurs sols

Smart-tech et innovation

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Agriculture de précision

Des capteurs permettent aux petits agriculteurs d’obtenir des informations sur l’état de santé de leurs sols et contribuent ainsi à réduire les imprévus dans les activités agricoles.

En recevant en temps réel des données sur leurs sols, des agriculteurs du Nigeria gèrent mieux la croissance de leurs cultures et bénéficient de financements auparavant inaccessibles. L’entreprise d’agriculture de précision Zenvus a développé des capteurs électroniques avec un système GPS intégré qui, placés dans le sol, mesurent le pH, la teneur en nutriments, le taux d’humidité et la température. Les données de différentes exploitations agricoles sont agrégées et analysées en fonction de leur provenance, afin de fournir des conseils appropriés aux agriculteurs via l’application web et mobile “SmartFarm”. Ces données permettent aux agriculteurs d’appliquer l’engrais le plus adapté ou d’assurer une irrigation optimale de leurs cultures. Cela améliore les opérations agricoles, réduit les déchets d’intrants et accroît la productivité. “J’étais d’abord sceptique [au sujet du capteur Zenvus], mais j’ai finalement décidé de l’essayer”, témoigne Cyracus Obiah, un agriculteur de l’État d’Imo, au Nigeria. “J’ai obtenu un excellent rendement et des récoltes exceptionnelles.”

Les agriculteurs peuvent aussi recueillir des images de leurs cultures au moyen du système “Yield” de Zenvus : une caméra d’imagerie hyperspectrale repère les problèmes potentiels, comme les maladies des cultures, les ravageurs et les sécheresses. Les petits exploitants prennent des photos de leurs cultures, les envoient via l’application SmartFarm et reçoivent des conseils. “Notre entreprise a pour but de supprimer les stratégies agricoles basées sur des conjectures en favorisant la mise en place de processus et de systèmes agricoles fondés sur des données dans le cadre d’une agriculture moderne englobant différents aspects, notamment le crédit, l’irrigation, la plantation et la récolte”, explique le professeur Ndubuisi Ekekwe, fondateur de Zenvus.

Les fournisseurs de services financiers ont accès aux données agricoles recueillies – sous réserve d’avoir l’accord des producteurs – pour octroyer des assurances, des prêts et/ou des investissements. Les investisseurs peuvent examiner les données relatives aux délimitations des exploitations et à la superficie des terrains pour, en les combinant avec les informations sur le type de plantes cultivées, estimer les rendements et les profits potentiels. Zenvus analyse et vérifie les données recueillies de façon indépendante et les prêteurs paient une cotisation pour visualiser ces informations sur une autre plateforme, baptisée “ZCapital”.

Un autre service offert par Zenvus, “ZInsure”, permet aux agriculteurs de demander une assurance en mettant en ligne des informations sur leur exploitation, elles aussi vérifiées par l’entreprise. Les compagnies d’assurance ont ainsi accès à des renseignements standardisés et vérifiables, mais les agriculteurs peuvent aussi souscrire des assurances sur mesure, ce qui contribue à faire baisser les primes. “Zenvus a mis à profit la technologie pour remédier à l’asymétrie de l’information. En donnant aux prêteurs des informations sur les projets qu’ils financent, on renforce leur confiance, ce qui les incite à accorder des crédits”, souligne Ndubuisi Ekekwe.

La technologie SmartFarm, dont le coût varie entre 175 € et 525 €, offre également des services destinés à différents clients. Les fabricants d’engrais, par exemple, peuvent exploiter les données pour déterminer quels engrais produire pour répondre aux besoins des agriculteurs de différentes régions.

Lancée en 2014 dans l’est du Nigeria, SmartFarm a été étendue à 500 000 entités agricoles et est utilisée à l’échelle nationale au Nigeria, ainsi qu’au Botswana, au Ghana et au Rwanda.

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