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Un boom aux multiples risques

Agriculture intelligente

Charbon de bois

Combustible à bas coût, le charbon de bois menace les forêts africaines. Sur le continent, sa consommation pourrait doubler, voire tripler, d’ici 2050.

Responsables de 90 % de la déforestation africaine, les combustibles ligneux (charbon de bois, bois de feu) ont plus que jamais la cote : selon la FAO, le continent serait déjà à l’origine de 60 % de la production mondiale de charbon de bois, de 35 % de celle de combustible ligneux.

Utilisé par 77 % des ménages ruraux et 43 % des urbains, le charbon de bois est devenu un moteur de l’économie africaine, rarement légal. Moins coûteux que l’électricité (dont l’Afrique est encore peu équipée), ce combustible, issu du brûlage d’arbres vivants, est plus pratique que le bois mort, qui s’éteint facilement.

Selon des projections du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), la demande africaine pourrait doubler, voire tripler, d’ici 2050. Un niveau insoutenable pour la forêt africaine, qui connaît déjà une diminution rapide : couverte à 35 % de forêts et terres boisées, l’Afrique en a perdu environ 75 millions d’hectares entre 1990 et 2010, avec une accélération au cours de la décennie écoulée (– 0,5 % de couverture forestière par an). Les menaces pour l’environnement sont multiples : érosion des sols, perte de biodiversité, émission de gaz à effet de serre entraînant un réchauffement climatique dont l’Afrique sera l’une des premières victimes. Mais une utilisation toujours plus importante de charbon de bois aura aussi un fort impact sanitaire : la combustion, souvent confinée au domicile, dégrade la qualité de l’air intérieur. Or, selon l’Organisation mondiale de la santé (OMS), cette pollution domestique est l’une des principales causes de décès dans le monde : 4,3 millions de décès par an, dont 600 000 en Afrique, principalement du fait de maladies cardiovasculaires et de cancers.

Outre les dégâts environnementaux et sanitaires, le charbon de bois poserait aussi de graves problèmes politiques : en 2014, dans un rapport intitulé The Environmental Crime Crisis (la crise de la criminalité environnementale), le PNUE estimait que son trafic finançait des groupes criminels et terroristes, notamment en République démocratique du Congo (RDC) et en Somalie.

Ce charbon de bois africain n’est pas destiné qu’au marché domestique. En septembre 2015, l’ONG The Forest Trust révélait qu’environ 40 % de celui vendu en France provenait du Nigeria – pays qui connaît les plus forts taux de déforestation –, bien qu’il soit rarement étiqueté comme tel. Si l’Union européenne oblige à la légalité des importations de bois, le charbon de bois ne figure pas dans le règlement bois de l’Union européenne (RBUE), en vigueur depuis mars 2013. 

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