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Au Burundi, du café sous la canopée

Agriculture intelligente

Un projet de culture durable du café mené au Burundi a permis l’adoption de pratiques agroforestières sur 4 400 hectares.

© Georgina Smith

Gestion durable

Secteur agricole crucial du Burundi, la culture du café pâtit du changement climatique. Un projet aide les agriculteurs à restaurer les paysages et à gérer leurs biens durablement.

Au Burundi, 9 600 ménages cultivent désormais du café d’ombre. Cette méthode intelligente face au climat consiste à cultiver le café avec d’autres plantes et arbres, comme des bananiers, des haricots et du maïs, qui protègent le café des rayons agressifs du soleil ou des vents violents, tout en fournissant des sources de revenus complémentaires. Les haricots fixent l’azote dans le sol et améliorent ainsi la fertilité des sols, tandis que les bananes restent hydratées même en cas de sécheresse, ce qui réduit la compétition pour l’eau lors de tels épisodes.

Dans le cadre du projet Sustainable Coffee Landscapes (Gestion durable des paysages de café) financé par le Fonds pour l'environnement mondial et mis en œuvre par le ministère burundais de l’Environnement, de l’Agriculture et de l’Élevage, des avocatiers, des mandariniers, des orangers et des pruniers japonais ont aussi été plantés, dans les provinces de Bubanza, Bururi et Muyinga. Depuis 2013, plus de 18 700 agriculteurs ont adopté ces pratiques agroforestières, ce qui a amélioré la productivité des 2 millions de caféiers déjà présents sur 4 400 hectares.

Au Burundi, l’industrie du café assure la moitié des moyens de subsistance locaux et représente 90 % des entrées de devises étrangères dans le pays. Toutefois, la forte dégradation des sols coûte au pays 4 % de son PIB chaque année.

Un manuel et une brochure expliquant comment cultiver du café d’ombre de manière rentable ont été traduits en français et dans la langue locale, le kirundi. Un projet d’agritourisme communautaire dans la réserve forestière de Bururi, au sud du pays, a permis aux populations de la région d’acheter des terres pour la première fois. “Autrefois, nous étions des ennemis de la réserve forestière de Bururi, mais aujourd’hui nous en sommes les gardiens”, observe Odette Nkurikiye, membre de la communauté Batwa. “Nous avons des emplois et nous avons même acheté des terres. Nous voulons exploiter les possibilités offertes par nos paysages restaurés afin de ne pas retomber dans la pauvreté.”

Forte de cette réussite, la Banque mondiale a lancé, début 2019, un projet de résilience et de restauration des paysages au Burundi doté de 26,6 millions d’euros, pour restaurer 90 000 hectares de terres supplémentaires en encourageant une gestion durable de la réserve forestière de Bururi et des parcs nationaux de Kibira et de Ruvubu. Ce projet devrait avoir des retombées positives pour 80 000 ménages et accroître la productivité des sols de 20 %.        

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