Le Centre technique de coopération agricole et rurale (CTA) confirme sa fermeture pour la fin 2020.
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Valoriser les déchets produits par l’homme

Agriculture intelligente

Recyclage

Les systèmes utilisant les eaux usées pour irriguer les terres agricoles permettent des récoltes tout au long de l’année, y compris pendant la saison sèche et les périodes de sécheresse au Cameroun. Au Ghana, une nouvelle usine de traitement produit des engrais sûrs et de qualité à partir d’excréments humains. Il s’agit du premier projet commercial de ce type en Afrique de l’Ouest.

À Yaoundé, au Cameroun, les systèmes utilisant les eaux usées des ménages pour irriguer les terres agricoles ont considérablement amélioré les rendements des cultures. Cet apport en eau atténue l’impact de la sécheresse et permet aux agriculteurs d’exploiter les terres pendant la saison sèche et d’obtenir ainsi jusqu’à cinq récoltes par an. En 2016, l’irrigation aurait ainsi permis de produire 37 000 tonnes de légumes en plus. Par ailleurs, les revenus annuels perçus par les producteurs sont passés de 380 € en 2013 à 545 €, pour une superficie moyenne d’environ 2 ha.

Dans un contexte où l’agriculture non-irriguée est de plus en plus aléatoire, les systèmes d’irrigation permettent à 300 membres des groupes de femmes Bayam Sellam (“acheter et vendre” en langue locale) et 3 500 travailleurs agricoles de cultiver divers légumes, comme des choux, des concombres et des tomates. “Même lorsqu’il ne pleut pas, nous avons de quoi manger et gagnons suffisamment d’argent pour envoyer nos enfants à l’école”, explique Anita Nveng, membre d’une association Bayam Sellam. Aujourd’hui, la production satisfait ainsi 95 % de la demande, contre tout juste 15 % avant l’introduction de ces systèmes.

Selon l’ONU-Eau, 80 % des eaux usées, y compris les boues fécales, sont rejetées sans traitement préalable, ce qui pose une série de risques sanitaires et environnementaux. Ce problème est particulièrement préoccupant dans les pays à faible revenu, où seulement 8 % des eaux usées sont traitées. Une enquête de l’Université de Yaoundé a révélé que les cultures irriguées par les eaux usées de la rivière Avo’o, à Yaoundé, affichaient les meilleurs taux de croissance de la région. Néanmoins, l’étude a également mis en avant les risques sanitaires liés à l’utilisation des eaux usées dans l’agriculture urbaine, notamment lorsque ces eaux contiennent des taux élevés de micro-organismes pathogènes. L’enquête a donc recommandé au gouvernement de veiller à faire strictement appliquer les lois imposant le traitement des boues fécales avant rejet des eaux.

Pour répondre aux inquiétudes liées aux risques sanitaires et environnementaux de l’utilisation des eaux usées pour la production alimentaire, l’Institut international de gestion de l’eau (IWMI) a participé, en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS), à la mise à jour des directives pour l’utilisation sécuritaire des eaux usées dans l’irrigation et du Manuel pour la planification de la gestion de la sécurité sanitaire de l’assainissement (2015), conçu pour faciliter la mise en œuvre des directives de l’OMS en la matière.

Au Ghana, une nouvelle usine de traitement des eaux produit des engrais sûrs et de qualité à partir de matières fécales humaines traitées. Pour le premier projet d’envergure commerciale de ce type en Afrique de l’Ouest, l’usine est exploitée et gérée par un partenariat public-privé (PPP). Lorsqu’elle sera totalement opérationnelle, l’usine pourra traiter 12 600 m3 de déchets par an et produire 500 tonnes d’engrais biologique garanti sans agent pathogène, commercialisé sous la marque « Fortifer ». Le PPP mise en place pour la commercialisation de Fortifier a été lancé par l’IWMI, après que des projets pilotes menés au Ghana ont montré la sûreté du produit et son impact positif sur les rendements agricoles – supérieurs de 20 à 50 % par rapport à ceux obtenus avec les engrais inorganiques. Des études de marché ont mis en évidence une forte demande pour ce produit chez les agriculteurs d’Afrique de l’Ouest. “La transformation de boues fécales en engrais présente de formidables opportunités en termes de développement”, explique Pay Drechsel, responsable du thème “qualité de l’eau, santé et environnement” à l’IWMI. “Des millions d’agriculteurs pourraient en profiter. Ce procédé permettrait en outre d’atténuer le terrible problème d’assainissement qui se pose dans les villes en expansion. ”

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